Assurance-vie ou PEA : comment choisir
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Assurance-vie ou PEA ? C'est la question classique de l'investisseur français. Les deux enveloppes ont des avantages fiscaux, mais elles ne servent pas le même objectif. Au lieu de choisir l'une ou l'autre, la vraie stratégie, c'est de les combiner intelligemment.
Le PEA : la performance pure
Le PEA est optimisé pour la croissance long terme. Tu investis en actions européennes (ou via des ETF synthétiques qui répliquent des indices mondiaux), et après 5 ans, tu ne paies que 17,2 % de prélèvements sociaux sur les gains. C'est la meilleure fiscalité possible pour les actions en France.
Les limites du PEA : le plafond de versement est de 150 000 euros, tu ne peux investir qu'en actions (pas d'obligations ni de fonds en euros), et un retrait avant 5 ans entraîne la clôture. C'est donc un outil rigide mais fiscalement imbattable.
L'assurance-vie : la polyvalence
L'assurance-vie est le couteau suisse du patrimoine. Tu peux y mettre un fonds en euros (capital garanti, rendement 2,5 à 3,2 % en 2025), des SCPI, des ETF, des obligations, du private equity. Le plafond de versement est illimité. Et après 8 ans, tu bénéficies d'un abattement annuel de 4 600 euros sur les gains (9 200 euros pour un couple) avant application du taux réduit de 24,7 % (7,5 % d'IR + 17,2 % de PS).
L'assurance-vie est aussi un outil de transmission. En cas de décès, chaque bénéficiaire peut recevoir jusqu'à 152 500 euros en franchise de droits de succession (pour les versements effectués avant 70 ans). C'est un avantage que le PEA ne propose pas.
Le match fiscal en chiffres
Prenons 100 000 euros investis pendant 10 ans avec un rendement annuel de 8 %. Ton capital final est d'environ 215 000 euros, soit 115 000 euros de plus-value. En PEA : tu paies 17,2 % de PS sur 115 000 euros, soit 19 780 euros. Il te reste 195 220 euros net. En assurance-vie (après 8 ans) : après abattement de 4 600 euros, tu paies 24,7 % sur 110 400 euros, soit 27 269 euros. Il te reste 187 731 euros net.
Le PEA gagne de 7 489 euros sur cet exemple. C'est significatif. La supériorité fiscale du PEA est nette pour les investissements en actions pures.
La stratégie optimale
L'approche recommandée : utilise le PEA en priorité pour tes investissements en actions (ETF World, ETF Europe). Quand ton PEA est plein (150 000 euros de versements), bascule sur l'assurance-vie en unités de compte pour continuer à investir en actions. Utilise aussi l'assurance-vie pour les classes d'actifs inaccessibles en PEA : fonds en euros (sécurité), SCPI (immobilier), obligations.
Et si tu n'as pas encore d'assurance-vie, ouvre-en une rapidement, même avec le minimum. Comme pour le PEA, le compteur des 8 ans démarre à l'ouverture. Les meilleurs contrats en 2026 sont chez Linxea (Spirit 2, Avenir 2), Lucya Cardif, et Boursorama Vie. Frais de gestion autour de 0,5 % par an, accès à des centaines d'ETF et SCPI.
PEA et assurance-vie ne sont pas des concurrents, ce sont des alliés. Le PEA pour la performance fiscale sur les actions, l'assurance-vie pour la diversification et la transmission. Ouvre les deux, remplis le PEA en premier, et utilise l'assurance-vie comme complément. C'est la base d'un patrimoine bien structuré.
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Salut, moi c'est Thomas. Pendant 8 ans, j'ai été conseiller en gestion de patrimoine chez Rothschild & Co.
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